Ca y est, nous sommes en route ! Premier tour de clé de contact et un sentiment mitigé : à la fois la fierté et la joie d’avoir accompli toutes les étapes nécessaires à ce départ et quelques craintes aussi. Qu’est-ce qui nous attend ? Est-ce que l’aventure dans laquelle nous nous lançons va convenir à toute la famille ? Est-ce que les enfants vont s’adapter à ce nouveau mode de vie ? N’a t’on pas un peu trop idéalisé le voyage au long cours en famille ?

Bon, nous verrons bien, en attendant nous nous focalisons plus sur les premières étapes, une forme de rodage, en quelque sorte. S’instaure assez rapidement une routine d’installation : manoeuvres, dépliage des tentes, préparation du repas, etc. De même, le choix des bivouacs devient plus fluide : choix de la destination, un coup d’oeil sur les applications Park4Night et iOverlander pour trouver un lieu adapté et sympa (avec une nette prédilection pour des endroits déserts en bord de plage ou de lac), et vérification de la météo (important quand on dort dans une tente de toit et que la « cuisine » n’est pas abritée).

Au quotidien, nous sommes devenus maîtres en recherche de points d’eau gratuits pour remplir nos jerricanes, avons testé notre super grille de barbecue accrochée sur la roue de secours, nous nous lavons avec 3 litres d’eau pour 7 grâce au pulvérisateur de jardin, cuisinons presque comme à la maison… bref aucuns regrets !

Petit à petit, chacun trouve sa place et son rythme. La vie au grand air plait à tout le monde ! Il faut dire que nous avons eu de la chance, nous n’avons presque pas essuyé de pluie (au bivouac, pas sur la route!).

La route

Nous nous familiarisons doucement avec la conduite du Land et sa remorque. La longueur totale de 9 mètres nous force à anticiper les routes en épingles et à éviter les demi-tours. Niveau poids (3,5T), c’est un peu chaud pour les démarrages en côte.

Nous avons fait fait le choix de ne pas trop nous attarder en Europe du Sud, car nous y avons déjà passé des vacances et nous aurons facilement l’occasion d’y revenir dans les années à venir. Et puis, les enfants ont envie d’exotisme, donc on fonce vers la Turquie.

Première pause : Dubrovnik

Dober dan !

Ce jour-là, nous roulons beaucoup et décidons de pousser jusqu’à Dubrovnik malgré une heure d’arrivée tardive et nocturne. Nous avons repéré un petit camping familial, d’où nous pourrons prendre un bus pour aller visiter la vieille ville. En effet, autant les lieux sympa en pleine nature ne manquent pas en Croatie, autant il n’est, pas facile, de trouver un endroit où passer une nuit agréable, tranquille et au calme près d’une ville touristique. Nous optons donc pour le camping cette fois-ci, assurés de trouver de l’eau, une douche chaude, un accès à pied à une petite plage de sable et un lave-linge, qui plus est. Notre seule inquiétude est la possibilité qu’il y ait une barrière fermée à l’entrée, vue l’heure que le GPS nous indique pour arriver.

Ouf ! Pas de barrière, des emplacements libres côte à côte, il nous en faut 2 pour la remorque et le Land, nous pouvons nous installer et dîner sur le pouce. Alors que nous sommes en train de nous tailler de fines tranches d’une espèce de tome de brebis sur le plan de travail de la remorque côté kitchenette, un vacancier allemand s’approche, goûte le fromage, nous demande des informations, le renifle, le tâte… et nous propose de nous en acheter ! Il a cru que nous étions des marchands de fromage ambulants. Après un bon fou-rire, il repart d’un air un peu gêné !

Le lendemain matin, nous partons à la recherche du bus qui nous emmènera jusqu’à la vieille ville.

Nous déambulons tranquillement dans les nombreuses ruelles, visitons quelques églises, au gré de notre humeur, mangeons quelques parts de pizzas sur le pas d’une porte (ce qui nous vaut quelques selfies avec des chinois trouvant ça cocasse sans doute). Il fait chaud, et la foule de groupes massés derrière un guide tenant une pancarte « Game of Thrones Tour » nous fait chercher un petit coin d’ombre, sur le port, pour déguster une glace ou une bière fraîche.

Puis nous rentrons au camping afin de profiter de la plage en fin d’après-midi. Sur le sentier qui mène la crique, nous cueillons quelques oranges amères qui finirons pressées avec de belles oranges fraîches au petit-déjeuner.

Le lendemain matin, nous replierons le campement sous l’oeil intéressé de 2 couples de retraités en camping-car, très curieux de voir notre chargement et notre organisation.